A l'occasion du concert à l'Olympia dont je vous parlais danscet article, Miyavi a été interviewé par Paris Match : dans la vidéo proposée sur
le site on aperçoit également la queue devant l'Olympia. Le tout est entrecoupé d'extraits du clip de Selfish Love...
Arrivée à 7h30 (après quelques déboires : à mi-chemin je m'aperçois que j'ai oublié ma place chez moi...), la longue attente devant
l'Olympia commence. Nous sommes entourées de silhouettes colorées, masquées, à oreilles de lapin et jupes froufroutantes, maquillées de rose et de noir.... THIS IZ THE
JAPANESE KABUKI ROCK TOUR 2008!!
Malgré mes trois pulls, le froid me pétrifie rapidement. On nous distribue des t-shirts à customiser pour les Kavki Boiz (pour faire simple, les musiciens de Miyavi), une banderolle, les
feuilles "Kitekurete Arigato" (merci d'être venu, en jap biensûr, pas en romanji!) à brandir lorsqu'il nous parlera.
On discute un temps de productions nippones diverses et variées, on révise quelques chansons... on tombe finalement dans une torpeur dont seule une envie présente d'utiliser les toilettes
publiques nous a tirées. Alors que nous attendons pour la deuxième fois notre tour devant ce lieu charmant, un mouvement de panique secoue la foule, qui se lève d'un coup et avance à une
vitesse vertigineuse. Deux filles manquent de se faire écraser en courant comme des démentes, des toilettes vers la queue, pour ne pas perdre leur place.
A 16h45, pressés, imbriqués les uns dans les autres, les fans s'agglutinent pour entrer. Tout le monde redoutait une ruée... Heureusement l'organisation de l'Olympia est rodée, et
tous sont rentrés dans le calme, par petits groupes. Ouf! Nous voilà au balcon! (La fosse, très peu pour nous. On voyait super bien)
...ET MIYAVI ENTRE EN SCENE
Enfin, pas tout de suite... il nous faut d'abord essuyer une première partie, un goupe de rock-métal pas mauvais mais un peu lourd (j'ai découvert le Black Métal, savez-vous? Je déteste.) Et
puis, il faut ensuite changer les instruments, ce qui prend un temps infini.
Petite anecdote sympathique. Sachez que les meilleures places au balcon sont réservées aux VIP : entendez le staff, quelques invités et les journalistes. A un moment arrive
Hakuei du groupe Penicillin (vous ne connaissez pas? moi non plus). Tatouée de partout, ses cheveux blonds glissant hors de la capuche de son sweat, et
lunettes de soleils vissées sur le nez, la rock star est aussi imperturbable qu'une statue. Deux fans viennent lui demander un autographe, qu'il leur accorde, le visage toujours aussi
insondable. Mais la sécurité arrête vite le mouvement. Ce qui m'a beaucoup fait rire, c'est que le cher Hakuei est resté tel le marbre pendant tout le concert, même aux moments de folie
intense. Voir ce type au look hyper travaillé rester fixe comme cela, c'était bizarre. Voilà pour l'anecdote.
Et puis, et puis... Miyavi arrive. Caché derrrière une ombrelle. Des fleurs de cerisier tombent. Ce type est un génie. Sa présence irradiait toute la salle, c'était de la magie pure. Désolée
d'être si brève, mais un concert c'est difficile à rendre, et je m'en souviens par flashs...
Sachez cependant qu'il a remarqué les éventails prévus pour la chanson Japan Pride, les mots que tout le monde brandissait
au moment de son speech, il a même pris une feuille et l'a lu à haute voix. Il est descendu de scène et est allé se coller à la fosse. C'est passé vite, vite... et je n'ai qu'une
envie : le revoir!Miyavi est un dieu!
Le public à réclamé Itoshi Hito, qu'il nous a accordé... et tout le monde a chanté avec lui. Voilà donc un live de cette chanson.
Il date un peu, mais c'est un de mes préférés :
J'ai découvert récemment un nombre incroyable de vidéos de musique de rue, prises à Tokyo... Il semblerait que
dans les quartiers de Shinjuku, Harajuku et Shibuya on puisse écouter de la musique de
qualité, ce qui nous change du traditionnel accordéoniste à touristes du métro parisien, vous pouvez me croire!
On trouve de tous les styles, le meilleur comme le pire. De nombreux groupes ayant déjà sorti des albums continuent de se produire dans ces quartiers : il semblerait que ce soit une
condition incontournable pour "monter".
Voilà donc une petite sélection :
GROUPE : The Soul LIEU : Parc Yoyogi, à côté de Shibuya Chanson : You're my friend
GROUPE : Little Turtles LIEU : Harajuku Chanson :Thanks 2 U Site web :www.littleturtles.main.jp et page sur MySpace au nom delittleturtlesjapan
Si vous souhaitez trouver plus de musique de rue tokyoïte, je vous recommande les vidéos d'un dénommé Sanchome (http://fr.youtube.com/user/sanchome), qui semble s'être passionné pour le
phénomène. .
Tommy February 8 est un chanteuse de pop japonaise restée bloquée dans
les années 80.
Son univers rose bonbon est tout à fait supportable, et vous savez pourquoi? ^^ Parceque que la demoiselle fait montre d'un humour jusque-là non répertorié au rayon japoniaiseries! Tout est à
prendre au second degré, et c'est rafraichissant.Note : la donzelle est désormais connue sous le nom de Tommy Heavenly
6
Elle a l'air sage comme ça, non? ^^
Tommy dispose d'un don particulier pour faire la cruche! Voyez plutôt...
Apparemment, elle s'est lancée dans un style un peu plus "sérieux" ces derniers temps, mais je vous laisse explorer Youtube et Dailymotion par
vous même...
J'ai découvert récemment le groupe japonais Remioromen, en regardant le drama One litre of tears (dont ils font une partie de la BO) J'écoute en boucle leur chanson Konayuki, et surtout Sangatsu Kokonoka, dont le clip me plait terriblement!
Je trouve que ça donne envie de s'allonger dans l'herbe façon Virgin Suicides, les yeux dans le vide, en laissant son esprit vagabonder.