Le pansori est un art traditionnelcoréen où un chanteur raconte une histoire, accompagné d'un joueur de tambour. Ne partez pas en courant! C'est une chose qu'il faut écouter au moins une fois dans sa vie!
Alors, comment ai-je appris l'existence du pansori? Et bien en allumant Arte,
un soir, vers 22h! Aaah cher Arte, il nous en fait découvrir des choses (un jour comme ça je suis tombée sur un film muet turque des années 20... hilarant comme affaire) Bref, ce soir-là,
c'était "Le chant de la fidèle Chunhyang" de Im Kwon-taek. La légende de Chunhyang est
très populaire en Corée. C'est l'histoire des amours contrariées du jeune fils du gouverneur, Mongryong, et de la fille d'une courtisane, Chunhyang. Le jour de la rencontre de Mongryong et Chunhyang est
célébré tous les 5 mai : c'est le "jour des balançoires" (Mongryong tombe amoureux de Chunhyang en l'apercevant alors qu'elle fait de la balançoire)
Le film de Im Kwon-taek, dont je suis tombée amoureuse,
nous montre à la fois l'histoire telle qu'elle se déroule dans la Corée du XVIIIe siècle, et une représentation de pansori. La voix du chanteur, déroutante au premier abord ("qu'est-ce que c'est
encore que ce truc typique d'Arte?" me suis-je dit) fini par nous emporter totalement. "Le chant de la fidèle Chunhyang" est un long film contemplatif, à l'esthétique époustouflante.
Mais revenons au pansori. Plus tard, lorsque je suis allée en Corée du Sud, j'ai eu l'occasion d'assister à une
réprésentation au Chongdong Theater, à Séoul, qui a pour mission de promouvoir les arts traditionnels coréens (rassurez-vous, c'était
sur-titré) Cette fois c'était une femme qui chantait. Mais la force qui s'en dégageait était la même... Voilà donc un extrait d'un pansori
(ici, c'est Chunhyang, puis le très célèbre chant Arirang) Une représentation dure en moyenne de cinq à six heures.